Titanic l’exposition, une pure réussite !

Titanic l'exposition, une pure réussite !J’ai été samedi dernier voir cette exposition que ma mère et moi voulions voir depuis un moment, au départ je redoutais un peu le contenu de l’exposition, surtout suite à la dernière que nous avions été voir mon fils, ma mère et moi sur les Pharaons qui ne m’avait absolument rien appris ! Une véritable déception que cela avait été… Il faut dire que quand un sujet m’intéresse j’ai tendance a beaucoup lire dessus, donc je m’attends quand je vais dans une exposition à en apprendre davantage, car sinon a quoi bon y aller ? Il devrait donc y avoir des initiations à un sujet et de véritables expositions…

J’ai donc été fort agréablement surpris, cette exposition nous relate un peu l’histoire du navire et de comment il a coulé, chose sans être beaucoup détaillé, mais ayant tellement lu sur le sujet je m’en foutais pas mal ! Par contre il rentre assez bien dans les détails sur sa construction, les embûches rencontrés pour réaliser un tel travail titanesque pour l’époque. En plus on a droit à une tonne d’artefacts du navires, que ce soit des partis du navire lui-même, du mobilier, des objets des passagers, bref il y en a vraiment beaucoup et c’est fascinant de voir l’état de conservation de plusieurs de ces reliques !

J’ai vraiment aimé mon après-midi et ne saurais trop vous conseiller d’aller y faire un tour quand cette exposition passera dans votre ville, car sans doutes qu’elle ne restera pas à Québec éternellement… Sans vouloir trop rentrer dans les détails, je vous donnes quelques informations en vrac qui mon marqué lors de cette visite, c’est loin d’être exhaustif et par ordre d’importance, juste quelques infos en passant:

  • Il a fallu 9 mois de travail à raison de 6 jours par semaine pour construire la coque du navire !
  • On fait le « voyage » avec une personne qui a réellement été sur le Titanic, à la fin on sait si on a survécu ou pas, un mémorial retrace tout les survivants et les personnes ayant péris dans cette catastrophe.
  • Plusieurs personne sont mortes à cause de la grève des mineurs, ils n’auraient jamais dû prendre le Titanic en temps normal…
  • Il en coûtait 10 ans de salaire pour avoir droit à un billet de première classe, soit environ 4 700$, l’équivalent de 105 000$ en argent d’aujourd’hui !!!
  • Le Titanic était tellement luxueux que les gens de la seconde classe croyait s’être trompé de salle à manger en y arrivant, c’était comparable à une première classe des autres navires du temps !

Je ne vous en dirais pas plus, je préfère vous laisser le plaisir de découvrir le reste en y allant, compter un bon 2 heures de plaisir si vous voulez tout lire et écouter, nous avons pris le guide audio, pour 5$ de plus par personne cela valait amplement la peine, vous en apprenez plus sur plusieurs sujets et cela permets donc de pleinement apprécier la visite.

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Séance 1 – Mon grand amour

Mon grand amourJ’ai continué par la suite a aller sur ce même site, à chatter aussi souvent, c’était devenu en quelque sorte ma drogue, une drogue gratuite, qui me permettait de jaser avec des gens de divers horizons… C’était bien différent dans le temps (on remonte de plus de 10ans), on avait des gens ouverts sur tout, pas juste sur des plans Q ! J’ai jasé avec des hommes et des femmes d’un peu partout dans le monde, des francophones autant du Canada, de l’Europe que dans d’autre petits coins perdus du monde…

Un beau soir, je l’ai rencontré, ou est-ce elle qui est venue me voir ? Aucune importance, on a commencé à jaser, moi je parlais de mes déboires, belle façon d’aborder une personne… Elle m’écoutait et me parlait de sa vie en retour. Elle a été une bonne oreille et c’est cela qui m’a charmé petit à petit, rare sont les gens à être capable d’écouter les autres, surtout un pur inconnu, sans rien demander en retour !

Au fil des soirs, on s’est jasé, on a appris à se connaitre et après quelques temps je lui ai montré ma photo, moment toujours stressant, on ne sait jamais si l’autre va continuer la discussion ou pas après… comme si on ne pouvait pas échanger avec une personne qui ne nous plait pas physiquement ! Elle a dû aimer ce qu’elle a vue puisque l’on a continué à jaser, au final quelques jours plus tard elle est descendue dans ma ville, chose que je ne suggère pas à personne de faire, c’était de la folie à mon sens, d’ailleurs on en a rejasé plusieurs fois après, elle n’avait aucun moyen de savoir sur qui elle tomberait, j’aurais pu être un maniaque, heureusement ce n’était pas le cas, mais combien de femmes ce sont faites avoir dans ce genre de situation… C’est sûr, c’était le début du net, on avait pas encore entendu parler de telles histoire, mais n’empêche que cela avait été imprudent, ceci dit une chance qu’elle l’avait été sinon on ne se serait jamais rencontré !

Elle est donc arrivé dans ma ville, venant directement chez moi, je fut charmé par elle dès que je l’ai vue, surtout que je n’avais jamais vue de photo d’elle, une description fidèle certes, mais rien de plus… Une autre chose à ne jamais faire avant de rencontrer, on avait vraiment tout fait de façon spécial… On a passé la soirée ensemble, comme deux adolescents au début, tout les deux fort mal à l’aise, gênés, c’était assez drôle à vrai dire, nous qui avions tellement hâte de nous voir, on jasait à peine, chose que l’on fessait des heures durant sur le net ! J’ai fait quelques gaffes, des histoires qui nous reste en tête toute la vie, qui a rendu le moment encore plus magique, a aidé à faire baisser le stress, la gêne et nous a donc permis de se rapprocher… La meilleur sans doutes est d’avoir trop rempli le brûleur pour la fondu chinoise, d’avoir allumé le tout et mis le feu à ma table en bois ! Rien de gigantesque comme feu, juste assez pour avoir l’air maladroit et nous faire rire tout les deux… Cela a été vraiment un moment qui a fait tout baissé: tensions et barrières… D’ailleurs j’ai gardé longtemps cette table par la suite, une trace de notre histoire…

Vous imaginez bien la suite, elle a couché chez moi, on a rien fait le premier soir, trop mal à l’aise, dormir dans le même lit qu’une femme que l’on désire énormément et ne pas être capable de rien faire, spécial comme sensation… Pas besoin de dire que le lendemain matin la gêne a sauté de part et d’autre ! On se rappel toujours de la première fois avec une personne, c’est en quelque sorte le moment le plus important dans une relation, après tout, si ce moment ne nous plaît pas, on va voir rarement plus loin… On a fini la fin de semaine ensemble, en amoureux, plus en simples amis, le moment du départ a été dur, mais il fallait bien qu’elle retourne dans sa ville.

Nous avons continué à nous jaser à tout les jours, on a débuté une relation à distance, elle descendait chez moi régulièrement, moi je montais de temps à autre chez elle, chez ses parents, où elle restait encore, la première fois que je les ai vue cela a été spécial, autant pour eux que pour moi… Qui était cet étranger, d’une autre ville qui avait bien pu charmer leur fille ? On c’est tout de suite bien entendu, à un point tel que quand elle c’est fait opérer pour les jambes elle a passé sa convalescence chez moi, je me suis occupé d’elle comme je ne l’avais jamais fait pour personne ! Ce fut un moment fort intense du début de notre relation, qui nous a permis d’apprendre à beaucoup nous connaitre, j’ai été par la suite chez elle pour continuer de prendre soin d’elle, un autre beau moment où nous avons pu nous découvrir, nous deux, mais sa famille aussi.

On a continué cette relation à distance durant quelques mois, 6 mois je crois, avant qu’elle ne déménage dans mon petit studio, au final nous sommes déménagés dans un superbe appartement ensemble et cette relation a duré prêt de 4 ans… Une relation qui a marquée ma vie vraiment ! Elle a été la première femme avec qui j’ai pris mes vacances, la première avec qui j’ai voyagé en dehors de ma ville… Tant de beaux souvenirs, de beaux moments… Malheureusement la distance entre sa famille et elle a commencé à lui peser sur les épaules, elle s’ennuyait, je ne peux lui en vouloir, je n’aurais pas fait ce qu’elle a fait pour moi… Pas que je ne l’aimais pas autant qu’elle m’aimait, mais mon fils était rendu ma raison principale de vivre, il passait avant moi, donc avant ma vie intime !

C’est donc un jour d’été que l’on sait laissé, elle m’a annoncé la pire chose de ma vie, nous qui étions si bien ensemble, une relation qui allait si bien pour moi, cela se finissait ! Elle n’avait pas la force de rester loin des siens, de continuer à distance, elle voulait retourner dans sa ville natale et y fonder une famille près des siens… Oh que je comprenais, mais cela n’empêche m’a détruit… J’ai été des années à me rappeler d’elle, la première femme de ma vie, les autres avant n’ayant été que des copines, sans plus… Cette relation je ne l’ai jamais pleuré, une chose à ne jamais faire, car cela m’est resté en travers du coeur, pas juste de la gorge, durant des années, combien de relations ont été gâché par la suite à cause de cela… J’ai d’ailleurs souvent repensé à elle, à cette histoire, elle est devenue en quelque sorte la base de ce que je recherchait, chose que je n’ai jamais retrouvé d’ailleurs depuis…

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Séance 1 – Bouée de sauvetage…

Bouée de sauvetage...J’étais dans mon petit studio, un endroit petit, mais chez moi, je voyais ma vie sans but… Je ne voyais que mon fils que 2 fois par semaine, moi qui m’en occupait tout le temps quand j’étais présent à la maison, me levant à chaque nuit pour laisser sa mère se reposer, prendre le dessus sur la maladie, fictive à la fin, mais je n’en savais rien… J’ai fini comme font beaucoup de gens par me jeter dans ce qui est facile, l’internet, le chat, les discussions, j’ai rencontrée une femme d’une ville éloignée, 6h tout de même, comme nous ne pouvions pas nous voir, nous chattions souvent, nous jasions des heures durant, cela a fini par en venir au téléphone, comme les forfaits interurbains n’existaient pas vraiment encore, cela nous a monté des factures de téléphones à ne plus en finir, des centaines de dollars pour être exacte ! Je m’en foutais, elle me fessait me sentir vivant, j’avais une autre raison de vivre, ma bouée avait été trouvée !

À la longue, quand on est fragile, ce genre de relation nous fait voir la vie en rose, j’étais devenu amoureux d’elle, on a fini par se donner rendez-vous, je suis monté avec deux amis qui m’ont laissé dans sa ville, me louant une chambre dans un motel quelconque. Je l’ai vue le lendemain, on a jasé, passé du temps ensemble et le soir venu, seul, c’est là que tout a éclatée… Je me retrouvais seul, à l’autre bout de mon pays, seul dans un endroit que je ne connaissais pas, dans une autre langue ! Que fessais-je ici ? On ne s’est pas revue de la période que j’ai été là… Pourtant on avait le goût de se voir, mais elle n’était pas libre… Inutile de me faire la morale, je me la suis faite assez par la suite !!! Je suis donc revenu chez moi, encore naïf, on a continué à se jaser, j’étais sous le syndrome de l’a maitresse, sauf que j’étais l’amant à la place, je croyais qu’elle allait tout laisser pour moi, mari, maison, situation pour que nous puissions vivre ensemble… J’ai même faillit tout laisser, mes amis, ma famille, mon fils, j’étais dans une dépression, je m’attachais à ce que je voyais de beau, de simple, en réalité je fuyais la réalité, j’aurais voulu être ailleurs pour fuir ma peine, mes doutes, ma vie quoi !

Heureusement, mes parents et mon frère ont été là pour me rattacher à la réalité, mon fils sans le savoir surtout je dois dire… Avez-vous déjà vue ce que les yeux d’un enfant d’un ans peuvent causer comme émotion à un père ? Nous étions aller à un dépouillement d’arbre de Noël, le premier que je fessais avec lui, j’en ai pleurer comme un bébé à voir les rayons de soleil, l’émerveillement dans son petit coeur d’enfant devant tout ça… Il m’a fait comprendre tout ce que je perdrais, que je tenais à lui, que je ne voulais aucunement le voir partir de ma vie, juste que j’avais mal, besoin d’aide et il m’a fait choisir la seule solution qui s’imposait; je suis donc resté, à moins de quelques semaines de partir pour une vie que j’aurais regretté ! Depuis ce jour, je sais que mon fils est tout pour moi, il passera toujours avant les autre, car il est non seulement ma responsabilité, mon sang, ma chair, il est la vie que j’ai mis au monde, cela peut sembler futile de le dire comme cela, mais il a été le plus grand professeur que j’ai eu dans ma vie, il m’a appris sans même le savoir !

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Séance 1 – La mère de mon fils

BébéBien maintenant que cela fait plusieurs jours que j’ai été à cette séance, je me dois de faire un petit retour en arrière sur ce qui c’est dit… J’ai le goût de jaser de certaines choses que j’ai laissé enfouis depuis des années ! On remonte loin vous verrez, comme quoi il y a des moments dans notre vie que l’on crois enfouis pour de bons et qui nous rattrapent un jour ou l’autre… J’ai toujours rencontré les femmes de ma vie sans trop m’y attendre, cette fois ne fais pas exception, j’allais avec ma copine du moment, chez des gens que son amie gardait, ses petits neveux et nièces pour être exacte. On devait faire un petit tour de quelques minutes tout au plus, en réalité cela c’est transformé en une longue soirée d’échanges de regards qui a donné suite à une histoire d’amour des semaines plus tard…

Ce soir là rien d’autre ne sait passé, avoir su j’aurai osé, mais étant trop correcte je ne pouvais pas, j’étais pas libre… Pourtant ma copine du moment n’était pas plus libre et allait batifoler à droite et à gauche avec tout ce qui bougeait comme mâle à son école… Quand je l’ai appris, je n’ai pas hésité un instant, bien que fort triste, l’orgueil en ayant pris un coup et le coeur tout autant, j’ai décidé de revoir celle qui allait devenir un jour la mère de mon fils, avoir su…

Nous sommes sortis un moment ensemble, vous connaissez l’histoire de cendrillon ? Bien imaginez-vous une version moderne et vous ne serez pas loin de ce qu’elle vivait alors, je la trouvais au début fort gentille de garder sans rien demander dans sa famille, en fait elle y était obligée ! Tout comme de faire le ménage de la demeure familiale, toutes les tâches ménagères et ne pouvant à peu prêt pas sortir, sauf sous supervision, je m’aurais cru 50ans plus tôt avec les chaperons, c’est tout dire ! Dire que l’on a réussit à se « sauver » à quelques reprises pour laisser cour à nos hormones… Dire que l’on a réussit à déjouer leur contrôle des plus envahissant ! Malheureusement, un jour où l’autre, je suis devenu l’ennemi public numéro un, bon j’exagère peut-être un peu, mais tellement peu ! La famille en bonne partie me voyait mal, j’étais le jeune homme en train d’ouvrir les yeux à leur « servante », je lui montrai ce que la vie devait être, pas ce qu’eux voulaient qu’elle soit !

Donc nous avons quitté la demeure familiale un beau soir, direction les centres de jeunesse, elle en avait assez, je la sortais de là, avec son soulagement ceci dit, nous allions pouvoir vivre la liberté… Que j’étais niais à ce moment ! Car voyez-vous, si sortir d’une famille de la sorte peut sembler si simple, la protection de la jeunesse ne laisse pas une jeune femme de 17ans libre avec autant de facilité… Une fois sorti de là, rendu au centre jeunesse de protection de l’enfance, elle a été prise en main, et c’est peut dire, direction un centre d’hébergement, plus de contact possible entre moi et elle… Pourtant c’est moi qui l’avait « sauvé », je me voyais alors comme un chevalier servant, sauf que mon roi (gouvernement) venait de me remercier (le salaud !).

On a donc été 8 jours (une éternité à cette âge) sans se voir, à jaser au téléphone, avant que le tout se rendre en cour… Oui, oui en cour ! Le gouvernement contre sa famille… Euh je vous dit pas comment cela a été intense comme situation, comment on m’a regardé avec de gros yeux à la séance… J’étais vraiment dans tout mes états et d’un mal indescriptible… La mère demandant que je ne puisse plus voir sa fille, ayant une mauvaise influence sur elle, on se demande pourquoi, je lui avait ouvert les yeux sur la VRAIE vie, elle n’était pas leur servante ! J’ai adoré le juge, il a non seulement donnée raison à ma copine (et moi), mais il a rendu un jugement hors de tout espoir… Il obligeait à sa mère (et sa famille donc) d’accepter que l’on continue de se voir, de plus elle ne pouvait pas m’empêcher d’aller chez-elle pour la voir !

Outch que cela a dû être dure pour elle, mais je m’en fichais royalement, j’aimais ma copine, à cet âge on est dès plus arrogant et pour moi aller chez ma mauvaise-belle-mère ne me dérangeait en rien, je dois même avouer que cela me donnait une petite jouissance même ! À la longue à force d’être présent chez eux, je ne sais trop pourquoi on a commencé à m’accepter, ils ont commencé à m’apprécier et à voir ce que la vie devait être pour une jeune femme de cette âge, la liberté avait un goût tout autre pour nous… Nous avons donc eux plus de temps à nous deux, plus de liberté, j’allais même coucher chez-elle de temps à autre, dans le salon ceci dit, mais c’était déjà mieux que de ne pas pouvoir la voir plus longtemps…

Je ne sais trop comment cela est arrivé, je ne m’en rappel plus pour être exacte, mais à la longue on est devenue une certaine famille, une acceptation mutuelle s’étant installé, j’ai même fini pas déménager chez-eux, suite à une dispute stupide avec mes parents… L’âge, l’arrogance, l’impulsivité et tout ce qui fait que l’on est jeune adulte souvent en a été bien la cause… Donc je dormais dans une chambre bien à moi, elle la sienne… Vous imaginez bien, que l’on ne fessait pas toujours chambre à part, du moins nous le faisions devant eux, mais en réalité… Donc on a fini par coucher ensemble plus d’une fois, par faire l’amour et cela a donné ce que nous voulions, un enfant.

Dès le moment de l’annonce qu’elle était enceinte, sa famille nous a vue d’un autre oeil, je n’étais plus du tout une menace, mais bel et bien un membre de la famille. On a pu rester dans la même chambre, je prenais soin d’elle, je passais du temps avec eux un peu et nous vivions un certains bonheur, bien que pauvre et sans trop savoir où nous en allions… Mes parents l’on prit différemment, mon père était content, mais avait un peu peu pour notre avenir, ma mère fut complètement bouleversée, voyant mon avenir partir à la dérive… Il faut dire que j’étais encore à l’école, sans le sous…

Nous avons donc vécu toute la grossesse chez-eux, même quelques semaines après la naissance de notre fils (qui n’a pas été de tout repos, mais cela est une autre histoire…), avant de partir dans un appartement minable, un lieu où je n’enverrais personne aujourd’hui, même pas mon pire ennemi… Nous ne savions pas que c’était un trou sur le coup ! Le tout ayant été bien maquillé par le concierge de l’immeuble… En réalité, l’appartement était rempli de moisissures, sous la peinture… À la longue on s’en est rendu compte, j’étais souvent malade, elle aussi, seul notre fils semblait aller bien… Dieu merci ! Nous avons fait venir des inspecteurs, nous ne chauffions jamais, il faisait tellement chaud dans ce logement, à vrai dire nous ouvrions les fenêtres, même en hivers pour avoir moins chaud, humidité et chaleur, idéal pour les moisissures ! Un test nous a montré que les murs et surtout les fenêtres étaient complètement pourrîtes ! On pouvait rentrer un couteau comme dans du beurre dans les cadres !!! Vous imaginez donc l’état du bois…

Nous sommes donc déménagés dans un appartement plus grand, mieux, plus cher ceci dit, le tout après avoir brisé notre bail avec un papier du médecin, des inspecteurs et les excuses plates du concierge… Nous vivions alors de mon nouveau travail, je travaillais dans une usine de nombreuses heures. Un jour, (je ne peux décemment pas dire un beau jour), de juin 1999, (oui cela fait un bail), donc je reviens de travailler comme je le fessais à chaque fin de journée. Il était tard tout de même, j’étais devenu gérant dans l’usine, je travail entre 50 et 75h heures par semaine. Je travaillais tant, car je devais subvenir aux besoins de 3 personnes, mais aussi car ma copine ne pouvait pas travailler ayant été fort malade après l’accouchement (le premier appartement n’ayant sans doutes pas aidé…), heureusement que la belle-famille nous aidait en temps;  à bien y penser, cela n’était pas de façon si désintéressée que cela !

Sa famille ne me portait pas dans son coeur, elle semblait pourtant montrer le contraire, mais cela n’était qu’une façade pour que leur fille soit heureuse, en réalité seul un beau-frère et une belle-soeur étaient content pour nous deux. Il faut dire, que c’est deux personnes non jamais été comme le reste de la famille… Un étant toujours prêt à rendre service et l’autre voulant travailler ce qui ne se faisait pas dans cette famille; préférant vivre au crochet de la société ! Sa soeur qui a tout fait pour s’en sortir avec son copain et leurs deux enfants ont d’ailleurs été renié durant un certains temps du reste de la famille juste pour ça ! Oui une famille assez bizarre je vous le concède, mais à cette âge quand on aime on ne voie rien, on est aveugle et on flotte sur son petit nuage…

Bref ce jour de juin, je suis rentrée sans copine, sans enfant à la maison… J’ai appelé partout dans sa famille, pas de nouvelles, personnes ne l’avait vue ! Je suis passé 36 heures sans nouvelles, vous imaginez mon étât d’angoisse et de panique… Je suis rentré travailler le lendemain tout de même, devant continuer à vivre, avec une humeur à faire fuir tout le monde ! J’ai finalement appris qu’elle avait passé tout ce temps chez sa mère, ma merveilleuse belle-mère, que c’était fini entre nous, comme cela, sans raison apparente… J’appris beaucoup plus tard qu’elle avait profiter de sa convalescence pour sortir prendre l’air, rencontrer des gens et qu’elle était tombé en amour avec un homme du coin…

Ouf que cela m’a fait mal ! Pas autant de la perdre, comme de perdre mon fils, mon sang, ma chair, ma raison de vivre ! J’en ai été pour des mois à ne plus savoir quoi faire, rentrant travailler comme un zombi, devant trouver un moyen de sous-louer l’appartement, devenu trop grand, trop cher sans les prestations parentales… J’ai fini par me retrouver dans un petit studio où j’ai enfin pu reprendre un peu le dessus aider par mon père surtout et deux couples d’amis.

C’est là que j’ai perdu la tête…

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Sans mot…

sous le choc...Aujourd’hui à 18h j’ai été pour une rare fois dans ma vie sans mots… À écrire ces quelques lignes j’en ai le frisson. Pourquoi la vie est-elle si dure avec certains ? Je ne comprendrais jamais s’il existe un être supérieur pourquoi il nous donne de tel épreuve ! Ce que je vie n’est rien à comparer à toute la douleur que mon frère et surtout sa copine doit vivre !

Aujourd’hui ils allaient pour passer le premier échographie, moment normalement de joie, de bonheur et où l’on voie pour la première fois ce petit être qui bouge… Mais il ne bougeait pas ! Il n’y avait plus de vie dans son ventre… J’en ai les larmes à l’oeil et je ne vie même pas ce moment de façon intense, je n’ose imaginer ce que cela a dû être pour eux… Quand mon frère m’a appelé tout à l’heure il pleurait au téléphone, mon dieu que je le comprends ! Perdre ce que l’on attend depuis si longtemps, tout ces projets, tout ces rêves envolé en quelques minutes…

Non ce n’est pas juste ! J’ai le goût de hurler mon indignation fasse à cela ! Je trouve cela affreux ! Je suis sans mots… Comme je n’ai pas su quoi lui dire, je suis resté sans voix, bien malgré moi, j’aurais aimé savoir quoi dire… mais peut-on juste dire quelque chose qui aurait fait une différence ? Je ne crois pas, la douleur ne peut être soigné par des mots quand elle est si fraîche… J’ai donc écouté, c’est tout ce que j’étais capable de faire… Là je ne sais plus quoi penser de cette vie qui nous en fait voir de toutes les couleurs, elle peut être si chiante par moment !

Mon frère ma demandé d’en parler à mon fils pour pas qu’il en parle, je comprends sa demande, mais comment peut on expliquer cela a un enfant que le bébé n’est plus avant d’être dans ce monde ? Comment pourrais-je trouver les mots justes…. Je dois faire cela en fin de semaine, car nous allons chez eux dimanche prochain, ils tiennent à nous recevoir tout de même; je ne sais pas comment ils feront, mais quoi qu’il en soit je serai là pour écouter si besoin est, car c’est tout ce que l’on peut faire maintenant…

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