Séance 1 – La mère de mon fils

BébéBien maintenant que cela fait plusieurs jours que j’ai été à cette séance, je me dois de faire un petit retour en arrière sur ce qui c’est dit… J’ai le goût de jaser de certaines choses que j’ai laissé enfouis depuis des années ! On remonte loin vous verrez, comme quoi il y a des moments dans notre vie que l’on crois enfouis pour de bons et qui nous rattrapent un jour ou l’autre… J’ai toujours rencontré les femmes de ma vie sans trop m’y attendre, cette fois ne fais pas exception, j’allais avec ma copine du moment, chez des gens que son amie gardait, ses petits neveux et nièces pour être exacte. On devait faire un petit tour de quelques minutes tout au plus, en réalité cela c’est transformé en une longue soirée d’échanges de regards qui a donné suite à une histoire d’amour des semaines plus tard…

Ce soir là rien d’autre ne sait passé, avoir su j’aurai osé, mais étant trop correcte je ne pouvais pas, j’étais pas libre… Pourtant ma copine du moment n’était pas plus libre et allait batifoler à droite et à gauche avec tout ce qui bougeait comme mâle à son école… Quand je l’ai appris, je n’ai pas hésité un instant, bien que fort triste, l’orgueil en ayant pris un coup et le coeur tout autant, j’ai décidé de revoir celle qui allait devenir un jour la mère de mon fils, avoir su…

Nous sommes sortis un moment ensemble, vous connaissez l’histoire de cendrillon ? Bien imaginez-vous une version moderne et vous ne serez pas loin de ce qu’elle vivait alors, je la trouvais au début fort gentille de garder sans rien demander dans sa famille, en fait elle y était obligée ! Tout comme de faire le ménage de la demeure familiale, toutes les tâches ménagères et ne pouvant à peu prêt pas sortir, sauf sous supervision, je m’aurais cru 50ans plus tôt avec les chaperons, c’est tout dire ! Dire que l’on a réussit à se « sauver » à quelques reprises pour laisser cour à nos hormones… Dire que l’on a réussit à déjouer leur contrôle des plus envahissant ! Malheureusement, un jour où l’autre, je suis devenu l’ennemi public numéro un, bon j’exagère peut-être un peu, mais tellement peu ! La famille en bonne partie me voyait mal, j’étais le jeune homme en train d’ouvrir les yeux à leur « servante », je lui montrai ce que la vie devait être, pas ce qu’eux voulaient qu’elle soit !

Donc nous avons quitté la demeure familiale un beau soir, direction les centres de jeunesse, elle en avait assez, je la sortais de là, avec son soulagement ceci dit, nous allions pouvoir vivre la liberté… Que j’étais niais à ce moment ! Car voyez-vous, si sortir d’une famille de la sorte peut sembler si simple, la protection de la jeunesse ne laisse pas une jeune femme de 17ans libre avec autant de facilité… Une fois sorti de là, rendu au centre jeunesse de protection de l’enfance, elle a été prise en main, et c’est peut dire, direction un centre d’hébergement, plus de contact possible entre moi et elle… Pourtant c’est moi qui l’avait « sauvé », je me voyais alors comme un chevalier servant, sauf que mon roi (gouvernement) venait de me remercier (le salaud !).

On a donc été 8 jours (une éternité à cette âge) sans se voir, à jaser au téléphone, avant que le tout se rendre en cour… Oui, oui en cour ! Le gouvernement contre sa famille… Euh je vous dit pas comment cela a été intense comme situation, comment on m’a regardé avec de gros yeux à la séance… J’étais vraiment dans tout mes états et d’un mal indescriptible… La mère demandant que je ne puisse plus voir sa fille, ayant une mauvaise influence sur elle, on se demande pourquoi, je lui avait ouvert les yeux sur la VRAIE vie, elle n’était pas leur servante ! J’ai adoré le juge, il a non seulement donnée raison à ma copine (et moi), mais il a rendu un jugement hors de tout espoir… Il obligeait à sa mère (et sa famille donc) d’accepter que l’on continue de se voir, de plus elle ne pouvait pas m’empêcher d’aller chez-elle pour la voir !

Outch que cela a dû être dure pour elle, mais je m’en fichais royalement, j’aimais ma copine, à cet âge on est dès plus arrogant et pour moi aller chez ma mauvaise-belle-mère ne me dérangeait en rien, je dois même avouer que cela me donnait une petite jouissance même ! À la longue à force d’être présent chez eux, je ne sais trop pourquoi on a commencé à m’accepter, ils ont commencé à m’apprécier et à voir ce que la vie devait être pour une jeune femme de cette âge, la liberté avait un goût tout autre pour nous… Nous avons donc eux plus de temps à nous deux, plus de liberté, j’allais même coucher chez-elle de temps à autre, dans le salon ceci dit, mais c’était déjà mieux que de ne pas pouvoir la voir plus longtemps…

Je ne sais trop comment cela est arrivé, je ne m’en rappel plus pour être exacte, mais à la longue on est devenue une certaine famille, une acceptation mutuelle s’étant installé, j’ai même fini pas déménager chez-eux, suite à une dispute stupide avec mes parents… L’âge, l’arrogance, l’impulsivité et tout ce qui fait que l’on est jeune adulte souvent en a été bien la cause… Donc je dormais dans une chambre bien à moi, elle la sienne… Vous imaginez bien, que l’on ne fessait pas toujours chambre à part, du moins nous le faisions devant eux, mais en réalité… Donc on a fini par coucher ensemble plus d’une fois, par faire l’amour et cela a donné ce que nous voulions, un enfant.

Dès le moment de l’annonce qu’elle était enceinte, sa famille nous a vue d’un autre oeil, je n’étais plus du tout une menace, mais bel et bien un membre de la famille. On a pu rester dans la même chambre, je prenais soin d’elle, je passais du temps avec eux un peu et nous vivions un certains bonheur, bien que pauvre et sans trop savoir où nous en allions… Mes parents l’on prit différemment, mon père était content, mais avait un peu peu pour notre avenir, ma mère fut complètement bouleversée, voyant mon avenir partir à la dérive… Il faut dire que j’étais encore à l’école, sans le sous…

Nous avons donc vécu toute la grossesse chez-eux, même quelques semaines après la naissance de notre fils (qui n’a pas été de tout repos, mais cela est une autre histoire…), avant de partir dans un appartement minable, un lieu où je n’enverrais personne aujourd’hui, même pas mon pire ennemi… Nous ne savions pas que c’était un trou sur le coup ! Le tout ayant été bien maquillé par le concierge de l’immeuble… En réalité, l’appartement était rempli de moisissures, sous la peinture… À la longue on s’en est rendu compte, j’étais souvent malade, elle aussi, seul notre fils semblait aller bien… Dieu merci ! Nous avons fait venir des inspecteurs, nous ne chauffions jamais, il faisait tellement chaud dans ce logement, à vrai dire nous ouvrions les fenêtres, même en hivers pour avoir moins chaud, humidité et chaleur, idéal pour les moisissures ! Un test nous a montré que les murs et surtout les fenêtres étaient complètement pourrîtes ! On pouvait rentrer un couteau comme dans du beurre dans les cadres !!! Vous imaginez donc l’état du bois…

Nous sommes donc déménagés dans un appartement plus grand, mieux, plus cher ceci dit, le tout après avoir brisé notre bail avec un papier du médecin, des inspecteurs et les excuses plates du concierge… Nous vivions alors de mon nouveau travail, je travaillais dans une usine de nombreuses heures. Un jour, (je ne peux décemment pas dire un beau jour), de juin 1999, (oui cela fait un bail), donc je reviens de travailler comme je le fessais à chaque fin de journée. Il était tard tout de même, j’étais devenu gérant dans l’usine, je travail entre 50 et 75h heures par semaine. Je travaillais tant, car je devais subvenir aux besoins de 3 personnes, mais aussi car ma copine ne pouvait pas travailler ayant été fort malade après l’accouchement (le premier appartement n’ayant sans doutes pas aidé…), heureusement que la belle-famille nous aidait en temps;  à bien y penser, cela n’était pas de façon si désintéressée que cela !

Sa famille ne me portait pas dans son coeur, elle semblait pourtant montrer le contraire, mais cela n’était qu’une façade pour que leur fille soit heureuse, en réalité seul un beau-frère et une belle-soeur étaient content pour nous deux. Il faut dire, que c’est deux personnes non jamais été comme le reste de la famille… Un étant toujours prêt à rendre service et l’autre voulant travailler ce qui ne se faisait pas dans cette famille; préférant vivre au crochet de la société ! Sa soeur qui a tout fait pour s’en sortir avec son copain et leurs deux enfants ont d’ailleurs été renié durant un certains temps du reste de la famille juste pour ça ! Oui une famille assez bizarre je vous le concède, mais à cette âge quand on aime on ne voie rien, on est aveugle et on flotte sur son petit nuage…

Bref ce jour de juin, je suis rentrée sans copine, sans enfant à la maison… J’ai appelé partout dans sa famille, pas de nouvelles, personnes ne l’avait vue ! Je suis passé 36 heures sans nouvelles, vous imaginez mon étât d’angoisse et de panique… Je suis rentré travailler le lendemain tout de même, devant continuer à vivre, avec une humeur à faire fuir tout le monde ! J’ai finalement appris qu’elle avait passé tout ce temps chez sa mère, ma merveilleuse belle-mère, que c’était fini entre nous, comme cela, sans raison apparente… J’appris beaucoup plus tard qu’elle avait profiter de sa convalescence pour sortir prendre l’air, rencontrer des gens et qu’elle était tombé en amour avec un homme du coin…

Ouf que cela m’a fait mal ! Pas autant de la perdre, comme de perdre mon fils, mon sang, ma chair, ma raison de vivre ! J’en ai été pour des mois à ne plus savoir quoi faire, rentrant travailler comme un zombi, devant trouver un moyen de sous-louer l’appartement, devenu trop grand, trop cher sans les prestations parentales… J’ai fini par me retrouver dans un petit studio où j’ai enfin pu reprendre un peu le dessus aider par mon père surtout et deux couples d’amis.

C’est là que j’ai perdu la tête…

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Sans mot…

sous le choc...Aujourd’hui à 18h j’ai été pour une rare fois dans ma vie sans mots… À écrire ces quelques lignes j’en ai le frisson. Pourquoi la vie est-elle si dure avec certains ? Je ne comprendrais jamais s’il existe un être supérieur pourquoi il nous donne de tel épreuve ! Ce que je vie n’est rien à comparer à toute la douleur que mon frère et surtout sa copine doit vivre !

Aujourd’hui ils allaient pour passer le premier échographie, moment normalement de joie, de bonheur et où l’on voie pour la première fois ce petit être qui bouge… Mais il ne bougeait pas ! Il n’y avait plus de vie dans son ventre… J’en ai les larmes à l’oeil et je ne vie même pas ce moment de façon intense, je n’ose imaginer ce que cela a dû être pour eux… Quand mon frère m’a appelé tout à l’heure il pleurait au téléphone, mon dieu que je le comprends ! Perdre ce que l’on attend depuis si longtemps, tout ces projets, tout ces rêves envolé en quelques minutes…

Non ce n’est pas juste ! J’ai le goût de hurler mon indignation fasse à cela ! Je trouve cela affreux ! Je suis sans mots… Comme je n’ai pas su quoi lui dire, je suis resté sans voix, bien malgré moi, j’aurais aimé savoir quoi dire… mais peut-on juste dire quelque chose qui aurait fait une différence ? Je ne crois pas, la douleur ne peut être soigné par des mots quand elle est si fraîche… J’ai donc écouté, c’est tout ce que j’étais capable de faire… Là je ne sais plus quoi penser de cette vie qui nous en fait voir de toutes les couleurs, elle peut être si chiante par moment !

Mon frère ma demandé d’en parler à mon fils pour pas qu’il en parle, je comprends sa demande, mais comment peut on expliquer cela a un enfant que le bébé n’est plus avant d’être dans ce monde ? Comment pourrais-je trouver les mots justes…. Je dois faire cela en fin de semaine, car nous allons chez eux dimanche prochain, ils tiennent à nous recevoir tout de même; je ne sais pas comment ils feront, mais quoi qu’il en soit je serai là pour écouter si besoin est, car c’est tout ce que l’on peut faire maintenant…

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Un premier pas…

Un premier pas...

Dans la vie il faut savoir avancer par soi-même jusqu’au jour où l’on se rend compte que l’on a besoin d’aide… Que l’on ne peut plus rien faire tout seul… Pas par manque de capacité, de force ou de volonté, juste parce qu’il y a des choses que l’on ne peut juste pas surmonter seul !

Bien j’ai fait le pas ce matin, j’avais pris rendez-vous il y a un petit moment pour une première séance de psy, je dois vous dire que cela me fessait peur, comme l’inconnu a souvent ce don sur moi… Au final je suis bien content d’y être allé, on a jasé durant une bonne heure et je me suis laissé aller, tout naturellement, à un point tel que je n’étais plus capable d’arrêter de parler ! Ceux qui me connaissent bien diront que ce n’est pas rare… Oui, mais pas avec une parfaite étrangère, une femme de mon âge, une inconnue ! Je ne sais trop pourquoi, mais elle a réussit à me mettre en confiance, à m’ouvrir à elle, donc je dois dire qu’elle a fait un beau boulot, on verra pour la prochaine séance, cela m’a un peu brassé…  J’ai donc décidé de mettre un petit délais entre nos 2 séances; 2 semaines c’est quand même pas la fin du monde… Surtout quand l’on pense que cela fessait des mois, des années que j’y pensais d’aller consulter !

Au final, ce n’étais pas si difficile que cela, mais les préjugés sont tellement fort dans ce domaine, dans notre société que cela fait peur de devoir aller chercher de l’aide. Je me rend compte qu’il n’y a pas de mal a avoir peur, mais pas plus à aller chercher les outils et les ressources nécessaires pour continuer à cheminer dans la vie sereinement. Je suis encore loin de là, j’ai beaucoup de chemins à faire et je sais bien que cela ne se ferra pas qu’en une ou deux séance, mais juste de savoir que cela peut aider, petit à petit, fait un bien immense ! J’ai des « devoirs » à faire pour ma prochaine séance, elle m’a demandée ce que j’aimerais que l’on travail, que j’aimerais réussir à faire et ne plus faire dans ce domaine pour être bien avec moi-même… J’ai comme l’impression que cela va être un gros remue-méninge à l’intérieur de moi au cour des prochains jours…

Source de l’image: Linternaute.com

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Regard

Le pouvoir du regard...Toi qui me regardes, sais-tu le pouvoir que tu as sur moi ?
Toi qui respire la confiance en soi, sais-tu que tu peux me faire peur ?
Sais-tu que d’un seul coup d’oeil tu peux me faire frémir de désir ?
Mais aussi me faire me sentir comme un enfant…

Sais-tu que je te regarde ?
Que j’admire ta force, ton courage et ta confiance en toi…
Oh que j’envie ta force…
Je ne suis guère comme toi !

Je te regardes jour après jour,
J’aimerais être comme toi,
Avoir confiance en moi tout le temps,
Si seulement je n’avais pas peur…

Je sais bien que ce n’est qu’illusion,
Toi aussi tu dois douter parfois,
Avoir peur du regard des autres,
Mais tu ne le montres aucunement !

Pour cela, je te trouves fortes,
Tu as toute mon admiration,
J’aimerais être aussi confiant,
Être un peu comme toi…

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Ils grandissent vite !

Ils grandissent vite !C’est fou comme nos tout petits grandissent beaucoup plus vite que l’on le pense ! Je regarde hier encore mon petit homme était un jeune garçon tranquille à la maison, il ne sortait que fort rarement joué dehors quand il était chez moi sauf quand je le fessais avec lui. Non ne criez pas au loup inutilement, il sortait dehors assez souvent avec moi et ses amis ils les voyait surtout quand il était chez sa mère, il avait donc bel et bien une vie sociale remplie, rien à redire là dessus ! C’était seulement que quand il était chez moi, il préférait rester tranquille avec moi et profiter du temps que nous avions ensemble…

Je savais bien que cela tôt ou tard allait changer, mais on est jamais prêt à ce que cela arrive on dirait, pas que j’en sois déçu ou fâché, juste que cela m’a pris de court, je ne le pensais pas si grand que cela… Je sais fort bien que je suis un papa poule et j’essaie de m’améliorer de jour en jour ceci dit ! Donc pour faire bref, il est arrivé avec un ami la semaine dernière chez moi, un gentil garçon, ils ont passé un petit moment ensemble avant qu’il doive partir pour aller souper chez lui. Ce même jeune homme est venu chercher Samuel en fin de semaine dernière et ils ont passé tout l’après-midi ensemble, il est même venu chez moi avant le souper pour me demander la permission si mon fils pouvait aller souper chez-lui et rester un peu après… J’étais fier de mon fils, il avait compris que je lui faisais confiance, mais j’étais aussi fort heureux de voir que son copain savait vivre et venir en personne me demander cette permission m’a quelque peu flatté, j’ai donc bien sûr accepté.

C’est fou comme nos enfants grandissent vite, en même temps je suis si fier de lui et je sais que je peux lui faire confiance, il me le prouve de jour en jour. Dire comment cela a été un petit moment bien que fort simple en fin de semaine, mais marquant est impossible à dire, mais je me rends bien compte que le petit homme est en train de devenir un pré-ado…

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